Noyaru
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Vérifier qu'une correction a vraiment fonctionné

Comment Noyaru confirme au crawl suivant qu'une anomalie corrigée a disparu, détecte les régressions collatérales, et ce que chaque statut signifie.

Une pull request fusionnée n'est pas une anomalie corrigée. Entre les deux il y a un déploiement, un cache, parfois un CDN, et l'hypothèse que le correctif était le bon.

Noyaru ne coche donc rien à la fusion. Il attend le crawl suivant et regarde.

Comment ça marche

À la fin de chaque crawl, le produit reprend les tâches de correction du projet et confronte chacune au rapport tout juste produit :

  • l'anomalie a disparu du rapport, ou l'URL concernée n'y figure plus → résolue ;
  • l'URL est toujours listée sous cette anomalie → toujours présente.

Une tâche confirmée résolue passe automatiquement en Fait. Vous n'avez rien à cocher.

Le cas « PR ouverte, anomalie encore là »

Il est attendu, pas signalé. Tant que la pull request n'est pas fusionnée, le site en ligne n'a évidemment pas changé — badger une régression ici serait du bruit.

Les statuts, et ce qu'ils veulent dire

Statut Lecture
Résolue Le crawl postérieur ne voit plus l'anomalie sur cette URL. C'est la seule preuve qui compte.
Toujours présente Le correctif est dans le dépôt, l'anomalie est encore en ligne. Voir ci-dessous.
Pas encore vérifiée Aucun crawl n'a eu lieu depuis la correction. Lancez-en un.

La page Corrections du projet affiche ces compteurs en tête : combien de corrections vérifiées résolues, combien encore présentes, combien portent une pull request.

« Toujours présente » : les trois causes

Dans cet ordre de fréquence :

  1. La PR n'a pas été fusionnée. Vérifiez le lien sur la tâche.
  2. Le déploiement n'a pas eu lieu, ou a échoué. Le dépôt est à jour, le site en ligne non.
  3. Un cache sert encore l'ancienne version. CDN, cache de page, service worker. Ouvrez l'URL en navigation privée et regardez le code source : si le correctif y est, c'est un cache ; s'il n'y est pas, c'est un déploiement.

Si aucune des trois n'explique le résultat, le correctif ne visait pas le bon endroit. La fiche d'anomalie affiche ce que le crawler voit exactement — c'est le point de départ pour comprendre.

Les régressions collatérales

La vérification ne se contente pas de la question posée. Elle compare le rapport au rapport de référence — celui du crawl à partir duquel la correction a été décidée — et relève les anomalies apparues entre les deux.

C'est ce qui attrape le cas désagréable : une correction de canonical qui règle 40 URLs et en met 12 autres en noindex.

Deux précautions dans la lecture, et elles sont volontaires :

  • Quand plusieurs corrections partagent la même fenêtre, le produit ne désigne pas de coupable. Il indique le nombre de corrections concernées et vous laisse le diff. Accuser une PR au hasard serait pire que ne rien dire.
  • Quand le rapport de référence est illisible ou absent, aucune comparaison n'est affichée. Diffuser un diff contre une base vide ferait apparaître chaque anomalie survivante comme une nouveauté — un faux positif spectaculaire.

Le cas particulier des réécritures de mots-clés

Une page réécrite pour mieux répondre à une requête ne peut pas être validée par un crawl. Le crawler constate que le texte a changé ; il ne peut pas dire si la position a bougé.

Ces tâches sont donc exclues de la vérification automatique. Leur verdict se lit dans Search Console, quelques semaines plus tard, sur les clics et la position moyenne.

Opportunités de mots-clés

Fermer la boucle sans y penser

La vérification demande un crawl postérieur à la correction. Le plus simple est de ne plus avoir à y penser : un crawl planifié fait le travail, et vous retrouvez les tâches passées en « Fait » toutes seules.

Automatiser les audits

Questions fréquentes

Pourquoi une correction reste-t-elle « en cours » après la fusion de la PR ?

Parce que la vérification a besoin d'un crawl postérieur au déploiement. Tant que le site en ligne n'a pas été réexploré, le produit n'a aucune preuve et refuse d'en inventer une.

Ma correction est marquée « toujours présente », qu'est-ce que ça veut dire ?

Le correctif est dans le dépôt mais l'anomalie subsiste sur le site exploré. Les trois causes habituelles : la PR n'est pas fusionnée, le déploiement n'a pas eu lieu, ou un cache sert encore l'ancienne version.

Une correction peut-elle en casser une autre ?

Oui, et c'est précisément ce que la vérification cherche. Elle compare le rapport au rapport de référence et signale les anomalies apparues entre les deux, sans les attribuer à une correction précise quand plusieurs partagent la même fenêtre.

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